Vêtements : Mode ou Santé ?

24 novembre 2013
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ModeIl y a très peu de temps que l’humanité est confrontée au dilemme mode ou santé. Il semble que l’embellissement du corps au moyen de peinture corporelle, de tatouages ou de vêtements a toujours été une tendance naturelle pour l’être humain, mais, traditionnellement, cette préoccupation passait après le besoin d’être confortable et de se protéger contre les éléments. Les premiers vêtements des êtres humains étaient peut-être constitués de feuilles et d’herbe assemblés puis drapés autour du corps, auxquels s’ajoutèrent plus tard des peaux de bêtes qui les protégeaient du soleil, de la chaleur, du froid et des autres éléments naturels. Des archéologues ont déterminé au moyen de tests au carbone 14 que les premières aiguilles à coudre, en ivoire ou en os, dataient de 30 000 ans avant J.-C. Nous savons donc que, pendant la plus grande partie de l’histoire humaine, la fabrication de vêtements à partir de sources animales ou végétales a représenté un travail ardu et absorbant.

Avec la Révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, la situation changea radicalement. La mécanisation de l’industrie textile a permis la production de vêtements en série à un faible coût. Les fibres naturelles comme le coton, le lin, la laine et la soie sont demeurées les matières de base de cette industrie, et ce jusqu’à ce que la révolution pétrochimique du XXe siècle favorise l’avènement des fibres synthétiques produites en laboratoire. […]

Les tissus synthétiques remplacent les fibres naturelles

Au XXe siècle, dans tous les secteurs ou presque, les produits synthétiques remplacèrent les produits de consommation d’origine naturelle. Si on excepte les produits de beauté ou d’hygiène personnelle, c’est dans la fabrication des vêtements et des tissus que cette tendance a été le plus marquée.

Introduite en 1924, la rayonne fut la première fibre textile artificielle, même si certaines formes de ce produit dérivé du bois, l’acétate de cellulose, par exemple, étaient déjà utilisées depuis le siècle précédent. Mais le nylon est la première fibre totalement synthétique. La molécule d’origine pétrolière qu’on y retrouve est le toluène. Dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, son introduction en 1939 a permis de réduire les coûts de fabrication des parachutes sur une grande échelle en offrant une solution de rechange à la soie. La même année, le vinyon, un polychlorure de vinyle, était créé pour assembler les tissus non tissés. Wallace Hume Carothers, un chimiste travaillant chez DuPont, qui est généralement considéré comme l’inventeur du nylon, mériterait probablement aussi le titre de père de l’industrie des textiles synthétiques.

Après l’invention du nylon, qui trouva son application la plus répandue dans le monde de la consommation avec les bas nylon pour femmes, une série de nouveaux textiles synthétiques furent introduits dans le courant dominant de la mode.

• L’acrylique et la fibre modacrylique en 1950. Ces tissus « lavez- portez » qui remplaçaient la laine dans les chandails représentaient une économie de temps gigantesque pour les femmes au foyer, surtout celles qui lavaient les vêtements à la main.

• Le polyester en 1953. Ces tissus « infroissables », dérivés du xylène et de l’éthylène, réduisirent encore plus le nombre de vêtements en coton, surtout dans les costumes pour hommes.

• L’élasthanne (spandex) et l’oléfine en 1959. La fibre spandex, qui est dotée d’une excellente élasticité, a été utilisée pour les vêtements de sport et les maillots de bain. L’oléfine, qui est obtenue par « craquage » des molécules de pétrole, produisant deux gaz, le propylène et 1’éthylène, a servi pour la fabrication de tenues de sport et de sous-vêtements thermiques.

Aujourd’hui, la plupart des vêtements produits dans le monde – une industrie d’environ 7 000 milliards de dollars par année – sont manufacturés, les tissus dont ils sont faits étant issus de méthodes de culture qui font appel à des produits chimiques souvent toxiques. Les produits de nettoyage auxquels on a recours afin de laver ou de sécher les vêtements représentent un autre défi pour la santé et la sécurité, car ils contiennent des produits chimiques qui peuvent provoquer des réactions physiques indésirables. Ces effets indésirables sur la santé sont particulièrement inquiétants pour les parents ayant des nouveau-nés ou des jeunes enfants – lesquels ont l’habitude de mettre des bouts de leurs vêtements dans leur bouche pour les mâcher ou les sucer -, car leur système naturel de détoxication n’est pas encore suffisamment développé pour qu’ils puissent éliminer rapidement et entièrement les produits chimiques contenus dans les tissus.

Selon le magazine The Ecologist, environ 8 000 produits chimiques interviendraient dans la transformation des matières brutes en vêtements, ce procédé comportant le blanchiment, la teinture, le lavage industriel, l’encollage et le finissage des tissus. De nos jours, les vêtements synthétiques contiennent souvent des produits toxiques comme le formaldéhyde, des produits ignifuges bromés ainsi que des produits chimiques perfluorés comme les fibres téflon qui donnent aux pantalons, jupes et autres vêtements leurs qualités « sans repassage » et « infroissables ». Aux États-Unis, les composés perfluorés sont classés parmi les agents carcinogènes par l’EPA (Environmental Protection Agency).

Au nom de la protection de la santé, on va même jusqu’à ajouter des insecticides aux fibres.

La plus récente folie dans le secteur du textile ajoute des nanoparticules aux vêtements malgré les preuves scientifiques qui tendent à démontrer que ces particules microscopiques sont dommageables pour les êtres humains, les animaux et les végétaux.

Les effets sur la santé s’accumulent

En fait, toute l’histoire des fibres synthétiques et des vêtements synthétiques s’étend sur à peine une soixantaine d’années de production et d’utilisation. À vrai dire, c’est dans les années I960 que le synthétique a commencé à s’imposer comme une tendance dominante dans les choix vestimentaires, autrement dit ce n’est que depuis un demi-siècle que les produits chimiques utilisés pour les produire sont en contact avec la peau humaine.

Pensez à ce qu’il est advenu de la santé humaine dans le monde industriel durant ce demi-siècle où les vêtements synthétiques ont commencé à être en contact avec la peau de la majorité des consommateurs. Est-ce une coïncidence si l’Organisation Mondiale de la Santé doit constater que le monde industrialisé connaît les problèmes suivants :

• Un tiers des couples mariés ont maintenant des problèmes d’infertilité.
• Les maladies respiratoires ont augmenté de 160 % chez les enfants d’âge préscolaire en Europe et en Amérique.
• La dermite de contact et les autres maladies de peau sont plus fréquentes.
• Les probabilités d’avoir un cancer ont grimpé en flèche, à tel point qu’un homme sur deux et une femme sur trois souffriront de cette maladie au cours de leur vie.
• Si vous êtes une femme, la probabilité de contracter un cancer du sein au cours de votre vie est de 1 sur huit. Pour les femmes postménopausiques, le taux de cancer du sein a grimpé de 22 % au cours des trente dernières années.

Notre propre expérience auprès des 300 OOO visiteurs qui ont séjourné à l’institut Hippocrate depuis sa fondation corrobore ces statistiques.

Dans les années 1970, lorsque les vêtements en fibres naturelles ont commencé à être remplacés par les vêtements synthétiques, nous avons constaté que de plus en plus de visiteurs arrivaient avec un cancer du sein, un cancer de la prostate ou des problèmes d’allergie. De dix ans en dix ans, cette tendance s’est accentuée avec la disparition des vêtements en fibres naturelles des rayons des magasins. Il est devenu de plus en plus évident pour nous, à l’institut Hippocrate, que l’ajout de vêtements composés de produits chimiques aux problèmes chimiques qui affectaient déjà le corps humain a provoqué des problèmes de santé encore plus chroniques et plus sérieux.

peauLes fibres pétrochimiques fabriquées par l’homme empêchent la peau de respirer, alors que la peau est notre organe le plus étendu et le plus sensible. Si la peau ne respire pas librement, elle ne peut pas évacuer les toxines. La plupart des gens ne réalisent pas que la peau est notre organe éliminatif le plus important. On estime que la peau nous permet d’évacuer une livre (0,45 kg) de toxines par jour, pour autant qu’il lui soit permis d’exercer sa fonction comme la nature l’a prévu. Si nous retenons une certaine proportion de ces toxines au lieu de les évacuer, elles s’accumulent dans notre graisse et nos organes, se transformant en bombe à retardement, prête à exploser un jour sous forme de maladie.

Un bon nombre des effets sur la santé des produits chimiques utilisés pour fabriquer les vêtements sont répertoriés dans les revues médicales, mais il est rare que ces rapports retiennent l’attention des médias de masse. Par exemple, suivant une étude parue en 2003 dans la revue Dermatology Online, la dermatite de contact et les autres effets allergisants de l’exposition de la peau aux vêtements synthétiques « ne sont pas seulement plus fréquents qu’on ne l’avait cru auparavant, mais ils connaissent une augmentation ». Si vous ne le saviez pas, c’est parce que cet article, comme tant d’autres qui étudient les effets sur la santé des vêtements synthétiques, n’a pas reçu toute l’attention qu’il méritait en raison du mur de silence et de déni qui s’est établi autour de l’industrie manufacturière de la mode.

Dans Ces vêtements qui nous tuent, les Dr Anna Maria Clément et Brian Clément, co-directeurs de l’Institut Hippocratique, en Floride, pratiquent une brèche dans ce mur de silence. Ils montrent les nombreuses manières dont les vêtements synthétiques, les produits chimiques ajoutés aux vêtements, les vêtements trop ajustés et les souliers serrés causent des problèmes de santé aigus.

Les fabricants de vêtements ainsi que de nombreux toxicologues choisissent de croire que l’absorption de petites quantités de produits chimiques toxiques contenus dans les morceaux de vêtements ne peut faire de tort. Ce faisant, ils reconnaissent la toxicité des produits qu’ils utilisent ! Leur argument, qu’on entend souvent, est contesté dans ce livre qu’il faut avoir lu.

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Citations :

"La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi."

Albert Einstein

"C'est notre inquiétude, c'est notre impatience qui gâtent tout ; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies"

Molière

"L'homme ne meurt pas...
Il se tue !"

Lavoisier

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